Animé par les soulèvements populaires qui ont eu lieu dans certains pays arabes, notamment en Tunisie, en Egypte et en Libye et qui ont abouti au renversement des régimes dictatoriaux en place et ont mené à des transitions politiques et institutionnelles jalonnées de difficultés et d’incertitudes, ce colloque pousse à se poser des questions autour des rapports que peut entretenir le droit international avec la politique étrangère des superpuissances en la région.
La déstabilisation de certaines régions dans le monde (le Yémen, l’Iraq, la Syrie, l’Ukraine…) et l’engagement de certains Etats (Etats-Unis d’Amérique, Russie, Chine, l’Allemagne, la Turquie…) mais aussi de certaines organisations internationales (Union Européenne, l’OTAN…) peuvent être étudiés sous l’angle et à l’aune des intérêts et objectifs stratégiques respectifs de chaque partie (sécuritaires, énergétiques, économiques, …).
Ce colloque ; tout en cherchant à discerner la notion de « politique étrangère » à l’aune du développement du droit international ; tend à clarifier ce lien beylicale qui les unis. Le droit international est l’outil principal de la politique étrangère et celle-ci pourrait être un facteur de sa consolidation. Néanmoins, il arrive parfois que le droit soit une entrave à la politique étrangère et que cette dernière soit un élément de sa déstabilisation.
Pour aborder ce thème, des académiciens, des anciens ambassadeurs, des ministres et des représentants de certaines organisations (nationales, internationales et régionales) vont enrichir les débats. Le Ministère des Affaires étrangères serait représenté par M. Le ministre Khmaies Jinaoui.

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