L’U.R. Régionalisation et Développement Régional et Urbain de l’Université de Tunis annonce l’organisation d’un colloque scientifique sur le thème de la « Régionalisation et de la Gouvernance ».

Cette première circulaire présente l’argumentaire du colloque et les modalités de participations. Une deuxième circulaire sera diffusée le 15 Août et envoyée aux participants attendus.
Argumentaire
Les thèmes de la régionalisation et de la gouvernance sont à l’ordre du jour dans la réflexion des géographes
La nouvelle structuration politico administrative de la Tunisie post révolutionnaire née de la constitution de 2014 implique un nouveau mode d’organisation et de gestion territoriale, ce qui représente un champ de réflexion pour les géographes mais aussi pour plusieurs autres disciplines, sur la gouvernance territoriale.
La réflexion autour de la gouvernance a pour but la recherche de nouvelles techniques de gestion des affaires communes par un jeu permanent d’échanges, de négociations et d’ajustements mutuels.
L’enjeu est désormais de savoir comment, -dans un contexte de transition démocratique et de mise en place de nouveaux instruments législatif et institutionnel-, les responsables politiques, les divers acteurs et les chercheurs considèrent la problématique de la gouvernance territoriale. Ce colloque propose de réfléchir sur la nouvelle gouvernance des territoires régionaux et locaux et sur les enjeux qui déterminent aujourd’hui la mise en place de cette gouvernance et les contraintes qui l’entravent.
Objectifs du colloque
La réflexion sur la problématique de la gouvernance territoriale en Tunisie et dans les pays du Sud est, en quelque sorte, une contribution des géographes et autres « spécialistes » du territoire aux débats qui se tiennent actuellement dans le cadre du redéploiement de la décentralisation d’une part, et la nouvelle répartition des compétences et rôles de l’Etat et des collectivités territoriales d’autre part. La programmation d’un colloque sur la régionalisation et la gouvernance vise à réunir un public aussi large que possible, associant géographes et non géographes, académiciens et praticiens, acteurs publics et privés et société civile, chacun étant invité à donner un éclairage, un point de vue ou une proposition.
Parmi les nombreuses questions que le colloque permettra de poser, trois seraient au premier plan:
– Quels principes pourraient orienter toute nouvelle vision de la gouvernance territoriale?
– Comment examiner la question de la gouvernance territoriale à travers les différentes échelles spatiales ?
– Quelles méthodes et quelles contributions les géographes pourraient apporter au débat ?

Axes de réflexion
Quatre axes peuvent être traités, chacun pouvant déboucher sur plusieurs thématiques :
1- Région et gouvernance: deux concepts polysémiques
La notion de région est l’une des plus polysémiques, voire floues de la géographie. Le concept de gouvernance quant à lui est aussi polysémique que le premier. Il doit son succès à ses acceptions multiples, à son caractère dynamique et a priori neutre sur le champ politique. Notre manifestation scientifique représente une occasion de débattre et d’approfondir la réflexion sur ces deux concepts.
2- Régionalisation, gouvernance territoriale et décentralisation
Dans plusieurs pays du Sud, le processus de décentralisation a connu une évolution remarquable en étroite liaison avec l’évolution des modes de gouvernance territoriales.
L’enjeu est désormais de savoir comment, -dans des contextes politique qui stipulent une transformation de l’organisation des pouvoirs-, les différents acteurs considèrent la problématique de la « décentralisation » et d’étudier comment peut-on concilier entre une forte demande d’autonomie locale d’une part et une demande pressante d’un « plus d’État » d’autre part, dans un contexte de menace extérieur et intérieur dû, entre autre, aux menaces du terrorisme. Les questions qui se posent pour cet axe sont :
Quelles sont alors les modalités de mise en place des réformes des administrations locales ? Quelle approche adopte le nouveau pouvoir (en Tunisie) dans les consultations avec les nouvelles forces politiques, la société civile et les populations ? Y-a-t-il des changements réels dans les approches et modalités des consultations et des pratiques de pouvoir dans une optique de plus de participation citoyenne, de concertation et de négociation ? Quels sont les modes d’implication des experts (urbanistes, géographes, juristes, etc.) dans les processus de réformes « décentralisatrices » ? Quelles sont les ressources des collectivités territoriales et les mécanismes de solidarité financière ? Enfin, quels sont les nouveaux rapports qui lient le pouvoir central aux nouveaux pouvoirs locaux et régionaux ?
3 – Régionalisation, mondialisation et gouvernance: le retour du territoire régional
Dans les pays du sud comme dans les pays développés, les débats sur la « fin », ou le « déclin» du territoire national au profit des territoires régionaux animent les débats autours de la question de la régionalisation dans un contexte où la mondialisation constitue une réalité incontournable. Peut-on dire alors que la mondialisation a sifflé l’abolition de la géographie ? Le monde n’est-il pas devenu une vaste zone d’échanges au sein de laquelle les biens, les services et les capitaux circuleraient librement et où les liens de proximité ne joueraient plus aucun rôle ? Pour cet axe, plusieurs thématiques pourront être abordées :
La régionalisation est-elle contradictoire avec le processus de mondialisation ou en est-elle une composante ?
L’importance croissante de l’identité en tant que dimension essentielle de la poussée régionale contemporaine dans plusieurs pays peut-elle être interprétée comme une réaction à cette mondialisation ? Quelle relation existe-t-il entre mondialisation et régionalisation pour le mode de gouvernance à l’échelle internationale.

4 – La gouvernance des territoires: intercommunalité / métropolisation
L’intercommunalité et la métropolisation représentent deux modes de gouvernance des territoires à des échelles infranationales.
En Tunisie, le nouveau projet de code des collectivités locales est muet sur cette question alors qu’elle peut être une solution adéquate pour la gestion urbaine de plusieurs communes tunisienne limitrophe (commune du Sahel, celles de Djerba, du Grand Tunis ou du Grand Bizerte…).
La métropolisation est un fait qui marque aujourd’hui la plus part des pays. Lorsqu’elle domine, elle devient source des déséquilibres qui frappent les territoires nationaux.
Les questions qui se posent alors sont les suivantes : quelle place doit garder l’Etat dans la gouvernance des métropoles ? Quels moyens doit elle utiliser ? Quels politiques doit elle adopter ?

Comité d’organisation :
Habib Ben Gharbia
Mohamed CHERIF
Seddik FAZAI
Adnane HAYDER
Naïma LACHTAR
Faouzi ZAREI
Mourad BEN JELLOUL, Coordinateur

Informations pratiques
Langue : L’arabe et le français seront les langues du colloque.
Modalités de participation : communication orale ou poster.

Participants : Le colloque est ouvert au public académique et professionnel ainsi qu’aux doctorants. Une sélection de propositions sera effectuée sur la base de résumés à adresser au coordinateur du colloque.

Résumés : maximum 500 mots, Police Times New Roman, Taille des caractères : 12.
A envoyer à Mourad BEN JELLOUL, coordinateur du colloque mouradbjd@yahoo.fr
Frais : 200 Dinars pour les tunisiens, 100 Euros pour les non tunisiens. Les frais couvrent l’inscription, le programme, le fascicule des communications, les pauses-cafés, deux déjeuners et un dîner de clôture.
L’hébergement est à la charge des participants. Le comité d’organisation pourra informer les participants de formules intéressantes d’hébergement en hôtel.
Echéances : Date limite d’envoi des résumés : 30 juin 2016. Les auteurs sélectionnés seront informés au plus tard le 7 août 2016.
Date limite d’envoi des communications : 1 novembre 2016.
N.B. De plus amples informations seront communiquées par la deuxième circulaire.

Fiche de participation
Nom prénom :…………………………………..…… ……………………………………....
Institution ou organisme :…………………………………………… ……………………
Fonction ou qualité :………………………………………… ……………………………
Pays d’origine :………………………………………………………..……………………..….
Adresse mail :……………………………………………………..………………………
Téléphone (facultatif) :…………………………………………….………………………
Titre de la communication :………………………………………………………………..
…………….………………………………………………………………………………
Axes de réflexion :…………………………………………………………………………
Résumé (entre 4000 et 5000 signes maximum)

Article similaire