« Là où les hommes sont condamnés à vivre dans la misère, les droits de l’homme sont violés. S’unir pour les faire respecter est un devoir sacré. »
J.Wrésinski

La pauvreté, la grande précarité, est globalement une privation des droits fondamentaux puisque les individus qui en pâtissent ont des difficultés d’accès aux soins de santé, peu de formation pour les enfants, absence de logement ou encore de travail.
Dès que ces circonstances où la dignité humaine fait défaut apparaissent, il y a atteinte aux droits égaux et inaliénables de tous les êtres humains.
La relation entre misère et droit de l’homme met ainsi en relief la nécessité d’une approche interdisciplinaire pour tenter de résoudre les problèmes résultant de la pauvreté et la nécessité pour les défenseurs des droits de l’homme de s’attaquer à la destruction de la misère.
En Tunisie, malgré les progrès substantiels réalisés dans la politique sociale, les inégalités persistent et se manifestent par les différences en situation sociale au niveau du marché de l’emploi, de l’accès à l’éducation et des revenus. Même si le plan stratégique de développement 2016-2020 a introduit l’inclusion sociale comme base de justice sociale à travers le soutien des familles nécessiteuses et les catégories ayant des besoins spécifiques, l’Etat a l’obligation parfaite de réaliser des droits susceptibles d’atténuer la pauvreté en formulant des programmes et en redistribuant des ressources. Mais l’Etat peut aussi invoquer les obligations imparfaites de tous les autres acteurs sociaux tenus d’aider et de contribuer lorsque l’on fait appel à eux en vue de réaliser ces droits.

Dès lors, il est impératif d’inculquer dans la personnalité et la pensée des responsables ou décideurs sociaux l’idée que la misère n’est pas un phénomène de marginalité imputable aux individus et aux familles, mais un phénomène résultant d’un dysfonctionnement de la société et par là une violation des droits fondamentaux.

Samedi, 08 décembre 2018

10:00 – 10:30 h Inscription et pause-café
10:30 – 10:40 h Session d’ouverture

Mme Hayet Doghri,
Présidente,
Forum de l’Académie Politique
Membre du conseil scientifique du FOAP.

M. Slim Jaoued,
Chargé de programme
Konrad-Adenauer-Stiftung
Tunis – Tunisie

10:40 – 13:15 h Première séance :
Modérateur : Dr Amel Mallek Tarifa
Maître Assistante en Management
ESSECT-Université de Tunis
Membre du conseil scientifique du FOAP.

« Présentation de quelques données statistiques relatives à la misère sociale.»
Hassen Zargouni,
Directeur général du bureau d’Études Sigma Conseil.

« Les Droits de l’homme : Les étapes historique.»
„حقوق الانسان: محطات تاريخية“
M. Taoufik Bouderbala,
Président de l’Instance supérieure des Droits de l’Homme
et des Libertés essentielles

««Les Droits de l’homme entre l’exigence constitutionnelle et la réalité»
„ حقوق الانسان بين الحتمية الدستورية و الواقع “
M. Amor Mansour,
Magistrat
Ancien Gouverneur de l’Ariana et de Tunis
Ancien ministre de la Justice.

« La situation des droits de l’homme dans les régions : L’exemple de Tataouine »
„حقوق الانسان في الجهات : تطاوين نموذجا“

M. Achref Gairsen
Président de l’Association des Droits Fondamentaux et Libertés Publiques, Tataouine

Débat

13:15 – 14:30 h Déjeuner
14:30 – 16:00 h Deuxième séance
Visite de terrain

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