Les missions spatiales sont parfois soumises à des paramètres très exigeants. C’est le cas du premier vol historique de SpaceX vers l’ISS, qui devait avoir lieu le 27 mai avant d’être reporté. La raison tient au fait que le tir est soumis à une fenêtre de lancement instantanée. Autrement dit, la fusée doit partir à l’heure dite, sinon elle risque de manquer la Station spatiale internationale.

Ce sont des questions qui ont parcouru les réseaux sociaux dans la soirée du 27 mai, quand il a été décidé de repousser de trois jours le départ du tout premier vol habité de SpaceX vers la Station spatiale internationale (ISS) à cause du mauvais temps dans le ciel de la Floride : comment se fait-il que la météo ait une telle incidence sur les activités spatiales ? Et surtout, pourquoi ne pas avoir patienté un peu, une heure ou deux par exemple, pour guetter l’apparition d’une éventuelle éclaircie ?

LA MÉTÉO, UN ENJEU DE SÉCURITÉ

La recherche d’une météo clémente en prévision d’une mission spatiale à venir n’est pas une coquetterie de SpaceX et la Nasa pour leur permettre de prendre de belles photos à partager sur les réseaux sociaux. Il s’agit d’un critère de sécurité, à la fois pour l’ascension de la fusée hors de l’atmosphère, mais aussi en cas de pépin pendant le vol, afin de limiter les risques pour l’équipage (si la capsule doit se désolidariser d’urgence avec le lanceur) et les éventuelles recherches afférentes.

Historiquement, le mauvais temps a causé des soucis aux activités spatiales.

L’exemple le plus célèbre reste Apollo 12, en novembre 1969. Le bilan météo annonçait de la pluie et des nuages. Des conditions défavorables, mais qui n’ont pas remis en cause le lancement. À tort, puisque deux éclairs viendront frapper le lanceur Saturn V, causant une extinction temporaire de certains systèmes, une détérioration des données et pour finir un désalignement d’un composant critique. Heureusement, la situation sera rattrapée grâce à la bonne réaction de l’équipage et du contrôle au sol.

source : numerama

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